ZOOM sur Axel Joly

Bonjour Axel,

Cette interview nous permettra de te connaître davantage après cette première saison passée au club !

Peux-tu te présenter?
Je suis né le 5 août 1987 à Saint Germain en Laye dans les Yvelines. J’ai 32 ans mais personne ne croit mon âge et j’en suis ravi. Je suis donc parisien depuis toujours mais je compte bien profiter encore longtemps de la Bourgogne. Mais parents étaient un peu égoïstes à l’époque et ils ont fait un fils unique.

Comment es-tu venu au basket ?
Le chemin était tracé un papa handballeur et une maman cadre de santé, je suis naturellement allé au Basket.
Mais avant cela, j’étais parti pour une faire une grande carrière dans le foot mais à 10 ans tout s’est stoppé net, varicelle et je n’ai pas pu signer mon contrat pro. Du coup un ami m’a proposé d’essayer le basket et ça tombait bien je connaissais déjà toute l’équipe.

Raconte-nous ton parcours basket
J’ai commencé le basket dans le club de Maisons-Laffitte. Je suis passé par les sélections départementales grâce à ma grande taille environ 1m50 à l’époque et aujourd’hui je culmine à environ 1m77. J’ai goûté à l’expérience du  championnat de France jeunes et région à Versailles et Nanterre. À Versailles, j’ai joué avec Olivier Romain (Insep) Benoit Mangin ( Pro A au Portel) et Ibrahim Saounera N1 aujourd’hui. Ça été l’année la plus enrichissante de ma grande carrière qui s’est terminée à 19 ans puisque j’ai eu envie d’assouvir mon autre passion le cinéma. J’ai donc arrêté le basket pour entreprendre mes études d’art et d’audiovisuel. Je suis revenu jouer à 23 ans dans mon club d’origine. J’ai très vite évolué pour être entraîneur des sélections départementales, assistant en U15 France et assistant en NM3 puis directeur technique du club.

Et à part le basket, tes centres d’intérêts ?
Le cinéma est une grande passion. Et l’art en général. Je pourrais rester une après midi entière dans une salle de cinéma. Quand je regarde un film, je regarde le moindre détail de lumière, d’angle de caméra etc… C’est une obsession.
J ai toujours fait preuve de créativité étant jeune et j’essaye d’en user quand j’entraîne.
J’aime écrire des scénarios, inventer des histoires. Je dois en avoir une vingtaine dans mon ordinateur. Je dois finir une pièce de théâtre d’ailleurs quand j’aurais le temps. Pour moi réaliser un film, mettre en scène du théâtre et entraîner une équipe de basket c’est la même chose : il faut savoir parler aux gens pour qu’ils donnent techniquement ce qu’ils savent faire et ce qu’on leur a appris. Il faut savoir jouer aussi avec ses émotions pour amadouer l’arbitre par exemple…

Ton plus beau souvenir ?
Mon casting avec Michel Serrault quand j’avais 13 ans.
Mais je ne savais absolument pas qui c’était. J’ai échoué mais le plus grand moment de ma vie quand j’y pense.
Et le titre de champion de France féminin 3vs3 UNSS cette année et qualificatif pour le championnat du monde. Un truc de dingue.

Comment te vois-tu dans 15 ans ?
Je vis au jour le jour. Dans 15 ans, je serais là où je dois être et sans regret.

Qui aurais-tu voulu être ?
J’aurais voulu avoir la créativité de David Lynch ( cinéaste américain) et la pédagogie d’Ettore Messina.) Mais je suis moi-même, ce sont plutôt là deux inspirations.

Quels diplômes prépares-tu cette année ?
J’ai obtenu mon DEJEPS et DEFB l’année dernière alors plus de diplôme pour le moment.
Mais un diplôme en psychologie de l’individu et management ça m’intéresse.

Qu’est ce qui t’amène dans le métier et quelles sont tes ambitions ?
C’est ma volonté de voir les autres réussir dans notre passion commune c’est ce qui m’amène à coacher.
Ma plus grande fierté c’est quand les joueuses, les joueurs réussissent et qu’ils partagent ensemble des émotions qu’ils n’auraient pas pu partager seuls.
Le sport, l’art sont les seules disciplines qui transcendent les individus et j’aime voir ça chez les autres.
Puis le basket est une passion et il faut s’en cesse s’adapter, réfléchir, regarder, contempler et c’est ça qui me plait.
Mon ambition ? Intégrer le staff de l’équipe de France féminine.

Merci Axel et à bientôt!

Aude Defontaine