ZOOM sur Adama Basse

Bonjour Adama

Cette interview nous permettra de te connaître davantage après cette première saison passée au club!

 

Peux tu te présenter?

A.B: J’ai 36 ans, je suis née et j’ai grandi à Dakar au Sénégal, et je suis arrivée en France à l’âge de 18 ans à Sedan pour le basket. J’ai deux enfants, Alina et Ziad.

 

Comment es-tu venue au basket ?

A.B: J’ai été formée dans un grand club du Sénégal, puis j’ai arrêté la pratique du basket en club pendant 2 ans, période pendant laquelle je faisais beaucoup de tournois playground en 3-3 dans les quartiers avec mes cousins.

 

Raconte-nous ton parcours basket.

A.B: Lors d’un tournoi 3-3 juste devant chez moi, des français m’ont vue jouer , ils cherchaient une joueuse à Sedan et m’ont proposé un contrat de travail. J’ai joué un an là-bas en Nationale 4 (équivalent de la Nationale 3). Je suis arrivée en France sans parler français, et très vite, je me suis donné l’objectif de maîtriser la langue en 6 mois en allant à l’école. C’était une année particulière, car pour la première fois de ma vie, je me retrouvais confrontée à des insultes racistes. Même si cela a été difficile, ça ne m’a pas touchée, et je restais focalisée sur mon objectif d’apprendre le français au plus vite.

Je suis ensuite partie jouer à Rouen en Nationale 3, nous avions fini 2èmes du championnat mais le club a refusé la montée. Je me sentais bien dans cette ville. J’ai enchaîné avec 5 saisons au Havre en Nationale 2, et cette période de ma vie reste un des meilleurs moments passés en France. Je considérais mon entraineur de l’époque comme mon “papa de France”, il m’a formée mentalement, psychologiquement et physiquement. J’ai énormément progressé là-bas et je suis ressortie calmée et apaisée de ce club, où nous avions une équipe extrêmement soudée.

En 2007 je suis venue pour la première fois à Chalon, au CBC pour évoluer en Nationale 2. Mais je me suis fait les croisés sur le 1er match de la saison, et ai donc passé le reste de l’année en rééducation.

Je suis retournée en Normandie en 2008 à Caen, toujours en Nationale 2, où j’ai passé une très belle saison, pas très loin de mes premières attaches françaises, Le Havre et Rouen. Puis je suis revenue en Bourgogne en 2009, au Creusot. Sur les 4 saisons passées, nous sommes montées de Nationale 3 en Nationale 2 et j’y ai passé de très belles années. Je me suis d’ailleurs mariée en 2010 et y ai eu mes 2 enfants. Je suis partie du club après ma 2ème grossesse pour Saint-Vite en 2015. J’y ai joué 3 ans en Pré-Nationale. Et avant d’arriver à l’Elan en septembre dernier, je jouais à Gouchy (Nord) en Pré-Nationale où nous avons gagné la montée en Nationale 3 (qui ne s’est pas concrétisée, car pas les finances).

Et à part le basket, tes centres d’intérêts?

A.B: J’aime travailler dans les écoles, avec les enfants. J’ai ma propre association au Senegal “l’amour des enfants” qui vise à aider les enfants orphelins notamment, en leur fournissant des chaussures, vêtements… et soutien. J’aime organiser des pique-niques et des moments conviviaux avec eux lorsque je rentre. J’ai aussi un projet de construction de maison (j’ai déjà acheté mon propre terrain) en lien avec cette organisation. Sinon j’aime créer des poupées africaines mais surtout, j’aime passer de bons moments en famille et en particulier avec mes enfants. 

 

Ton plus beau souvenir ?

A.B: Bien évidemment la naissance des mes enfants!

 

Comment te vois-tu dans 15 ans ?

A.B: Je me vois dans une grande, immense maison au Senegal avec tous les enfants de mon association et les rendre heureux.

Qui aurais-tu voulu être ?

A.B: J’aurais voulu être Mère Théresa, et aider les enfants et les personnes dans le besoin.

 

Qu’est ce qui t’amène dans le métier et quelles sont tes ambitions

A.B: Cette année je passe le BPJEPS “sports collectifs” et le CQP. Je cherche à prendre le maximum d’expérience en France pour les utiliser au Sénégal, surtout dans le domaine de l’animation pour les enfants. Mon projet au Senegal, je m’y tiendrai et je le réaliserai!!

Merci Adama et à bientôt!

Hélène Letoret
Hélène Letoret

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